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Portrait

AEVB ébénisterie, un artisan aux mains d’or établi à Chelles

Vincent Béquignon a débuté son activité d’ébéniste en 2017 dans la zone d’activités de la Tuilerie, à Chelles. Installé dans l’un des Ateliers locatifs gérés par l’Agglo, il bénéficie d’un loyer modéré proposé aux jeunes entrepreneurs qui lui a permis de se lancer aux meilleures conditions.

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Vincent Béquignon a fait ses armes pendant 5 ans en entreprise avant de s’établir à son compte. Titulaire de 2 CAP d’ébéniste et de dessinateur en ameublement, augmentés d’un brevet des métiers d’art en ébénisterie passé en alternance, il fait tout de ses mains grâce à un équipement complet et impressionnant de machines à scier, raboter, toupiller, dégauchir, mortaiser.

L’esthétisme allié à la fonctionnalité

Mais avant d’entreprendre la belle ouvrage, de longues heures sur ordinateur sont nécessaires pour concevoir et dessiner les meubles. “Il n’est pas question de sacrifier l’esthétique au fonctionnel, assure Vincent. J’utilise Autocad pour concevoir avec beaucoup de précision les plans de mes projets. Tout doit être soigneusement réfléchi avant de les présenter à mes clients pour validation. 80% de mes commandes se font grâce aux visuels 3D que je prépare. Après quoi seulement, je passe à la réalisation”.

Maîtrisant ainsi chacune des étapes de son travail, Vincent sait pouvoir tenir à la fois la qualité et les délais, deux conditions très importantes pour ses clients. Ceux-ci sont principalement des particuliers, mais aussi des cabinets d’architectes. “Certaines commandes importantes peuvent demander plus de 6 mois de travail : aucune de mes machines ne fait le boulot à ma place”, plaisante-t-il.

   Ses plus belles créations ont été exposées au Carrousel du Louvre, en 2023.

Un métier d’art et de passion

S’il n’a aucun sous-traitant, Vincent fait appel à des négociants soigneusement sélectionnés pour les matières premières entrant dans la composition de ses meubles : panneaux et billes de bois massif, placages, résines, laques, vernis, laiton pour les incrustations. “Je travaille autant que possible avec des fournisseurs proches de l’atelier, mais on ne trouve plus de trancheurs à bois en France : tous les placages viennent l’Allemagne ou d’Italie”, regrette-t-il.

Désormais bien établi dans son métier, avec des carnets de commande bien remplis, l’ébéniste de 33 ans envisage constituer une petite équipe autour de lui, avec un salarié et un apprenti. “Après 8 ans passés à investir sans cesse dans mes outils de travail et l’aménagement de mon atelier, je commence seulement à vivre de mon travail, reconnaît-il. Je me suis donné les armes pour exister dans ce métier. J’ai mis en place un processus de fabrication très précis que je peux répliquer au gré des commandes. Je dois désormais arriver davantage à me poser pour penser stratégie commerciale, assurer la pérennité de mon activité et devenir, à terme, propriétaire de mes murs”.

AEVB ébénisterie - 5 Rue de Valengelier, 77500 Chelles - 06 61 73 31 34